De déclics en réalisations, la stratégie de survie du personnage-annie et de son histoire peu à peu, se dévoilait. Point par point, ce qui était vu en méditation, s'illustrait dans le quotidien. Prenant appui sur l'ordinaire d'une journée,  l'articulation même d'un mécanisme bien rodé, créateur de toutes les croyances, se révélait.
 
Plus cette gesticulation mentale était surprise, plus elle était détectée tôt dans son déploiement et moins celle-ci avait d'impact sur l'instant présent. Le besoin compulsif de recouvrir le réel par des rêveries, perdit de sa vigueur. La réalité prit de plus en plus de place n'étant plus interrompue, ni recouverte par quoi que ce fut.

Le pressentiment de liberté se fit de plus en plus pressant, de plus en plus brûlant, de plus en plus présent.

Le Retour à la case-départ, se fit sans bruit. Aucun événement ne lui est lié, ni aucune date.
Je n'ai rien vu, je n'ai rien su, je n'ai rien remarqué.
"je" était mort, personne n'avait rien remarqué ...



Notre véritable Nature EST toujours là, 
 sans aucune alternance.
Rien d'autre ne peut vérifier Sa Présence.
Aucun opposé, aucun contraste, rien !
Jamais apparue, ne pouvant disparaître,
Son Omniprésence la rend invisible .